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Claire String : de nouvelles révélations sur l'affaire

Claire String, un nom qui pourrait bien faire office de tremblement de terre dans le landernau politique. Tel un harfang des neiges fondant sur un isatis, la presse s'est immédiatement emparée des dessous de cette affaire, qui, si l'on en croit le corbeau qui en aurait dénoncé les rouages au juge Van de Naaze sont des dessous bien légers.

En plus des hommes politiques mouillés par les révélations, c'est toute l'industrie de la lingerie fine française qui pourrait être emportée dans la tourmente.

Revenons en quelques mots sur la genèse de cette obscure barbouzerie.

Claire String (eut égard au secret de l'instruction, le nom de cette personne a été changé) est à l'origine une vague employée du Ministère de la Défense qui aurait utilisé son string (nous devrions plutôt dire ses strings) à des fins bien peu orthodoxes. Elle avait en effet la fâcheuse habitude de glisser cette pièce d'étoffe dans la poche intérieure du manteau de Messieurs en vue, tablant sur la légendaire méfiance de leurs épouses (avant de passer au pressing) pour foutre le beans dans l'harmonie de couples modèles... Opération de déstabilisation brillante, digne des meilleurs John Le Carré. Cette intrigante aurait pu longtemps poursuivre ses ravages sans l'ingénieuse intervention d'un inspecteur de la Brigade de répression des fraudes qui l'a arrêtée en flagrant délit sur une toute autre affaire ; (n.d.l.r. : elle avait dans le coffre de sa voiture, huit caisses de culottes Aubaine de contrebande, en provenance du Bangladesh).

Combien de dirigeants français ont-ils été ainsi piégés par Claire String ? Pour l'heure, il est trop tôt pour le dire. Mais, on se souvient de la séparation fracassante, il y a quelques mois du couple S. Ces deux histoires sont elles liées ?

Cela apparaît désormais comme probable. Ainsi, il semble évident que Célia S., épouse du Ministre de l'intérieur de l'époque ait cru en toute bonne foi que son infortuné mari la trompait éhontément, si l'on en juge par l'abondance de culottes féminines (pas toute de première main) qu'elle aurait retrouvé en lui faisant les poches. Joint par téléphone, Célia S. dément. Elle prétend n'avoir "jamais prêtée foi à ces élucubration". "Je connais mon mari", précise-t-elle, "jamais, il n'aurait accepté de garder des culottes synthétiques ou en coton dans ses poches. C'est un homme de goût. Il lui arrive même à l'occasion de péter dans la soie, alors pensez donc, il ne lui viendrait pas à l'idée de se moucher dans la ouate".

Outre la confession sur la piètre qualité des culottes employés, ces dénégations arrivent bien tard pour sauver d'autres couples, déjà emportés dans méandres de cette ténébreuse histoire.

Quant aux magasins de la lingerie fine hexagonale, passablement concurrencées par l'invasion de la lingerie chinoise, ils sont inquiets des dommages collatéraux que l'affaire Claire String pourrait provoquer. A l'occasion d'un sondage commandé par nos confères du journal l'Aberration auprès d'un échantillon féminin représentatif de "la classe et du bon goût français", il a en effet été révélé que, près de 60 % des Françaises de la haute enfilaient une culotte Petit bateau plus de trois fois par semaine. Face à cet outrage aux bonnes moeurs, les arguments les plus fréquemment invoqués par ces dames sont multiples : "ça gratte moins", "c'est plus facile à laver à la machine", "ça leur donne moins envie de jouer au papa et à la maman quand on rentre crevée du bureau".

Jean-Patrick Fourtou, Pédégé d'Aubaine, Numéro un de la lingerie fine française, a refusé de faire le moindre commentaire. Il s'est néanmoins porté partie civile et nous savons de source officieuse qu'il s'apprête à attaquer le gouvernement du Bangladesh pour concurrence déloyale.

Mais, de nombreuses questions restent en suspend : l'augmentation des divorces en France, ces dernières années a-t-elle été provoquée par l'influence délétère de telles pratiques ? Les dessous de Claire étaient-ils de si piètres qualités qu'on veut bien le dire ? Et surtout, a-t-elle agit sur ordre ?

A l'heure où le journal est mis sous presse, nous ne sommes pas en mesure d'en dire plus. Pourtant, avant hier, un homme politique de l'opposition (qui souhaite garder l'anonymat), nous confiait un brin perfide, que les goûts de Claire, notamment sa passion pour les arts premiers et la bière Corona, étaient étrangement similaires à quelqu'un de très en vue en France. A suivre...

Texte : Dieter Lumpen pour la Rumeur du Boccage. Photo (Claire String à l'époque où elle portait encore le Bikini) : Le Coati

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