Idéalement j'exprime le point de vu de la brute : mon gars tu réfléchis pas, cet espadon, tâcheron en cynétique, tu lui flanque ton poing dans la gueule. Peu importe la taille de son épée, tu sauras croiser le fer et lui faire rendre gorge. Tête en vrac, sur un plateau, donne les joues à grailler aux chiens.
Sereinement, j'imprime les recommandations du poète : cher ami, l'espadon est un poisson noble qui ne nage guère dans les eaux de Pont-à-Mousson. Changez d'hameçon ou gagez qu'il vous faudra redoubler d'effort.
Littéralement, je crois aux préceptes du vieil homme : contre les requins, on ne peut compter que sur soi-même. Mais fais-toi plaisir, massacres-en quelques uns avant de t'évanouir. De toute façon, répète le vieil homme, dans l'histoire, l'espadon termine mal.
J'admet, tout ce texte est un peu opaque aux yeux du profane. Il reste alors à s'amuser des rythmes ou à comparer la sagesse des trois versions. On peut aussi s'en foutre comme de la guigne.
Photo : Le Coati