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La légèreté du fiel

Il vient un moment où les mots ne sont plus les mots mais une sorte de conduit à travers lequel les analphabètes se donnent bonne conscience. Les paroles s'envolent comme des notes de musiques un soir mauve... Les écrits restent. Ceux-là resteront... Et d'autres suivront pour le meilleur, le pire, le neutre. Parce qu'il ne faut pas écrire en état de colère, je sais aussi que ce qui rend méchant est toujours dû à une forme d'infériorité... Une petite taille, un voix fluette, une défectuosité quelconque des organes.

Et puis, il y a d'autres choses qui rendent rance comme un beurre de barate moisi sous des aisselles. L'attention que l'on ne vous porte pas mais que l'on réserve à quelqu'un d'autre.

Mais la vérité, la seule foutue vérité qui vaille, c'est que les intrigues de cul de basse-fosse sont toujours portées par ceux qui aiment s'y rouler... Le nez dans la fiente de volaille, j'ai rencontré une experte en la matière. Elle aime ça autant que le french cancan. Bien sûr, en cherchant dans les tréfonds, on trouvera un reste d'innocence, un souvenir où la petite fille n'était pas encore fannée.

Et puis, il en va des fleurs comme des Hommes, certaines finissent en mauvaise graine.

Mais tout se lave à l'eau vive. Ou tout simplement en faisant ses valises. Je quitte Paris demain matin, les malles bien ordonnées... Un peu de Liban, un peu de Marseille, un peu de Bretagne, un peu d'Islande enfin... et puis Adios...

C'est dingue le nombre de gens que je ne regrette déjà plus...

Evidemment, il y a les exceptions.

 

Photo : (volutes de notes éthérées) : Le Coati

 

 

 

 

 

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