Coeur de pierre. Putain de tour. Forteresse. Je déteste ne plus ressentir les émotions d'avant.
Coeur en berne. Pas d'oriflamme. Eh quoi conquérir ? Pas de princesse dans cette tour, même pas une méchante, une mauvaise. Terry serait triste, pourrait pas en faire un film.
Coeur de pierre. Putain de tour. En échec avec moi-même. Plus de reine. Roi infirme. Fou dans la diagonale noire. Que de pions, que de pions... et même plus de Morpions.
Plus de peur, non plus... Eh de quoi avoir peur ? Plus de peur que de mal.
Plus d'envie, plus de désirs... Eh pourtant la terre est ronde. Ah oui terre. Renouer avec la terre, galerie d'humains. Rompre avec l'alcool, l'extrême exubérance. Repartir en transhumance. Baton de berger. Gueuler encore contre les maux-sociétés : les machos de comptoir, les zomophobes sanglés, les Dey de naguère, les tremblements de terre, les autochtones rutilants, les écolos télescopant, les Zamerlocs dans leur baskets, les nécrophiles du 20 h, les pédophiles du dimanche... Tous ces cerveaux au garde à vous prêt à vous pondre des séminaires Mère-courage comme un oncle incarné s'offrirait son neveu en partage... En levrette même... Eh, cerise sur le gateux...
Coeur de pierre, putain de tour... merde quand est-ce que tu tombes en ruine ?
Photo : Le Coati