On pourrait penser que je n'ai besoin que de tomber en tristesse... Mais c'est le contraire que je tente d'approfondir ici et ailleurs. Prospecteur ès sentiments futiles, je suis à la recherche du grand souffle perdu. Cette vie est déjà une immense tragédie, pas la peine d'en rajouter. Bien sûr, à cause de cette histoire pesante, j'étais soûl comme un polonais cette nuit. Je n'aurais jamais dû vous prendre à témoins sur un détail aussi personnel qui au fond ne regarde que moi et quelques ennemis. C'est fait, il est trop tard pour revenir en arrière. Mais désormais, je veux des pauses et des rires, Des maux de têtes carabinés, des rires et encore des rires, parler sans avoir rien à dire. Désormais je vais tendre vers la légèreté absolue et demander à Alice de ne plus venir m'emmerder avec ses lacrymales. Je vais être fort et cesser de jouer les geignard. Je vais être un adulte responsable et commencer par fuir rapidos à l'autre bout de la planète prendre des photos. Je vais arrêter de passer des heures sur ce blog de m... et aller un peu plus me reposer dans les cimetières. C'est gai les cimetières et rassurant : si on s'y promène, c'est qu'on n'y est pas encore. Je vais compulsivement faire des photos. Je vais aimer des femmes harnachées de cuir à l'humour ravageur et fuir les robes légères... Et puis mentir avec bonheur, avec délice, mentir à tout bout de champs comme un arracheur de dent.
Bref, si dans les prochains jours vous pouviez être lourd, bien lourd, ce serait un plaisir de votre part et un bonheur pour la légèreté que j'ambitionne d'atteindre. Les vrais amis (vous en êtes, n'est-ce pas ? doivent parfois savoir être bien graveleux, bien lourds. Bref, soyons désinvolte, n'ayons l'air de rien, disait la chanson. Mais oui, c'est ça farpaitement. Je ne suis pas sérieux. Je ne suis plus sérieux, baguette magique.
Tiens ça y est, j'ai commencé à mentir.
Retouche la bouche : Le Coati
Surtout n'oublions pas de rire. Niark, niark, niark (rire de hyène pour le moment)