
Vu que tout le monde ne pratique pas l'argot je vais vous compter mes malheurs plus sobrement. Alors, voilà : d'abord, j'ai plus un centime. Ma femme est partie un matin en douce et depuis, impossible de la joindre. Pourtant, flutte, elle ne m'a même pas vidé l'appartement. Mais, cela ne change rien : dans mon portefeuille, je n'ai plus d'argent. Je ne parviens même plus à me payer mes cigarettes. C'est un peu la misère et bientôt, je vais avoir en prime des emprunts à rembourser. Et puis, je vous dis ça sans exagérer (j'aimerais pas vous mettre une fessée pour si peu) et compte sur vous pour que tout blogland ne soit pas au courant dans la journée : en ce moment mon laguiole est souvent coincé dans son fourreau. Les jeunes filles que je rencontre sont soit trop vieilles, soit trop jeunes, soit pas prêtes à s'engager sur une relation durable, tu vois là, sur le long terme, et à accepter de partager mes impôts. Bref pas une noble damoiselle pour s'offrir à mes bras de troubadour déchu. Je n'ai pourtant pas de maladies honteuses déclarées mais les donzelles restent méfiantes. Elles sont plus que jamais rétives à se jeter dans mes bras et quand, je leur parle sodomie, elles se renfrognent sévèrement. Bref, je vis une véritable succession de malheurs terribles et je vais aller voir un psychiatre (accessoirement faire une grosse teuf chez moi samedi). Mais en ce moment, je suis un tantinet mélancolique et je ne fais rien que boire du soir au matin. Sauf à craindre une crise hémorroïdaire soudaine, je ne vois pas très bien ce qui pourrait m'arriver de pire. Bref, en ce moment, je ne fait rien d'autre que paresser dans mon lit. Heureusement qu'il me reste mon chat pour me consoler.
Bon vous avez bien pleuré : alors maintenant riez, je le veux...
Traduction libre : Merci à Mister Le Déaut
Photo : Svetlana Danileiko