• Oui foutrecouille, il est temps de passer à une autre histoire.

    Médusées, spongieuses, répugnantes, criardes... Rien à bamboulater... Mais je jure sur la loupe zébrés de mes deux Dieux préférés Hassel Blad et Ma Mamiya : vous allez en bouffer de la gélatine avariée, de la tophe repoussante, de la soupâsse de néophyte du nitrate d'argent.

    Le Coati est mort vite Le Coati

    Photo (en argentique de nouveau donc indeed) : Le Coati


    5 commentaires
  • Ce type-là, tu sais, c'est un faux romantique, une espèce en voie d'apparition. Et va bientôt y en avoir à tous les coins de rue, quand les lascars auront compris que le romantisme est payant. Alors ça fleurira sévère...

    A chaque coin de rue, t'auras des grands poètes maudits... Une profusion de ménates roucoulant leur joie d'Inséparable, des palanquées d'hypocrites du verbe amoureux, des ersatz de « grands corps malades », près à te rétamer du Verlaine dans un murmure d'haleine Kronembourg, le talent et la rage d'aimer en moins, des myriades d'illusionnistes, avec le bulbe rachidien déclamatoire.

    Je te le dis, ça va faire florès... parce qu'il y a un marché pour ça. Tu veux mon avis, les gazelles ça commence à leur courir sévère sur la cymbale qu'on les escroque avec du muscle. Maintenant, elles veulent aussi du muscle chantant, de la testostérone capable d'aligner deux trois mots. Et puis avec le vocable, un peu de sang neuf aussi... Les psalmodies d'amour iront se rhabiller chez Fernande. La gueuse, elle veut la psalmodie de la jeunesse...

    Ah ouais, je te vois venir, tu vas me dire « mais, c'est horrible », « ça va être la dictature du verbe ? ». Et là, je t'arrête tout de suite, Mirliton, la dictature a commencé y a bien longtemps quand on a figé la langue dans son bocal formol. D'où qu'ils auraient pu croire, les immortels qu'ils seraient les seuls à avoir le droit d'se taper les mistinguettes. Déjà, y avait eu des révoltés, des Apaches plein la corbeille à papier, du Louchebem avec la verve sanguinaire, des communards du stylo à plume, des poètes lambertiste bramant du HLM... Putain Blème, le HLM

    Alors, les macchabées de l'académie, les type de la blanche et du Flore, les Beigbeder de naguère, y z'avaient déjà restriction sur les tickets conso... On a vu l'époque où il se rabattaient sur de la blonde peroxydée, les lèvres liposucées avec la cervelle aussi atrophiée qu'une limace au soleil.... Creuse, j'ajoute aussi creuse qu'une assiette du même nom. Quand y a pénurie on est moins regardant sur le marché noir. Mais déjà là, rapport à la rente viagère, ils ont eu chaud aux fesses, nos gardiens du dogme.

    Y sont d'un monde qui dominent, alors ils vendent encore leur salade mais ils commencent à ressentir sévère les carences du frotti-frotta. Leurs breloques dorées crient famines. Toute façon, c'est pas avec leur bouillie de normalien qu'ils vont pouvoir emballer le nénuphar... T'as qu'à croire.

    La langue, elle se distord, elle se mâche, elle se transforme. Même vernaculaire, la langue, tombée comme Gavroche, la faute à Rousseau, elle vole terre à terre, elle surnage, elle se digère. Et les tarbas lunaires, les slameurs de païs et même les autres, de bonne volonté y z'ont pigés qu'y avait un créneau à prendre.

    Et puis un jour quand ils maîtriseront suffisamment, y passeront plus toute leur journée à composer sur les chaudières et les rondelets des gamines. En prime, ils t'y mettront du sentiment. Et ça, ça plaira le sentiment... ça leur donnera une certaine hauteur, ça posera son homme même, si au final, ils en penseront pas une rime.

    Bref, ce type-là, c'est un précurseur. Je l'ai cerné dès la première seconde, voilà la race des nouveaux pique-assiette. Du ménestrel de comptoir à la berceuse assassine. Plus vraiment jeunes ni large d'épaules. Même pas joyeux insolent et drôle. Mais, il a compris la faiblesse du monde mâle. On n'illumine pas les saveurs en récitant un bilan comptable ou l'arrivée du tiercé. Non, il faut être là, au bon endroit, en occupant le terrain. Et puis, il faut séduire la langue, se l'approprier... C'ui-là, a eu la main heureuse... ça ou autre chose, il s'est dit qu'à toute prendre, il y avait pire trésor. C'était même pas un vol, même pas rapine, on lui a tout laissé en jachère. Alors, il s'est servi et il ne se sent même pas coupable... tu te rends compte ?

    - Oui, mais lui ou un autre, j'arrive pas à leur en vouloir. Au moins, eux, ils savent tout le pouvoir des mots...


    11 commentaires

  • Vu sur la promenade de Beyrouth

    Des nuages qui se rejouent la guerre civile. Z'ont failli me flanquer les chocottes. Con de nuages ! Quand on y repense.


    8 commentaires


  • On peut facilement s'amuser dans une flaque d'eau... Même pas en simple et sale moutard, à courir comme un dératé, sauter pied joint afin d'asperger un max les filles qui comme chacun le sait, à cet âge, sont bêtes et portent des couettes.

    Non, dans une flaque d'eau, on voit parfois des gens passer, la tête à l'envers, les idées de traviole, on aperçoit les nuages, sombres menace d'orage au sol et des palmiers poussant par les feuilles qui profitent des derniers rayons de l'astre.

    Voilà, on prend jamais assez le temps de regarder les flaques d'eaux qui sont pourtant toujours des instantanés d'une ville, d'une personne, d'une situation... Des instantanés par essence éphémères qui fondent comme neige au soleil : photos au naturel, juste là pour le plaisir des yeux, quelques minutes, quelques secondes, à garder précieusement dans un coin de la mémoire.

    C'est con une flaque d'eau, ça ne pense pas mais ça réfléchit. Tout le paradoxe du monde y est concentré... Réflexion faites, je me demandais ce matin, ce que j'allais bien pouvoir écrire aujourd'hui. Et voilà comment un simple reflet, l'envers du décor me donne matière à discourir...

    Comme quoi, on peut passer des soirées arrosées entre blogeurs, glandeurs et blogeuses et avoir encore les idées claires le lendemain...

    Photo : (reflets sur la promenade de Beyrouth) : Merci à Cyrille le Déaut pour l'utilisation de cette photo

    25 commentaires


  • Etait-ce le château de la famille Adams ? Etait-ce un rêve burtonien ? Non, c'était l'ancienne demeurre de la Princesse Zinaïda Ivanovna Narichkina (une Russe, déjà et était l'arrière-grand-mère du prince Félix Youssoupov, l'assassin de Raspoutine) maquée avec un Breton : le Comte de Chauveau  (pourvu qu'il n'ait pas été chauve, le bougre). C'était un manoir en fin de terre, non loin de la ville close de Conn Cairn. Il s'appelle toujours aujourd'hui le château  de Kériolet meme si la plupart des Cornouaillais lui donne toujours du manoir. Il mélange les styles : le gothique, le médiéval breton, le baroque... Il est beau, illuminé la nuit... Ils s'y sont mariés. C'est drôle mais encore aujourd'hui, je n'arrive pas à prendre ce château au sérieux... alors, pensez, le mariage...

    Photo : Le Coati (bourré ce soir-là)


    11 commentaires


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique