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J'aime D..., avec un grand A et j'aime ses lèvres et ses yeux et ses fesses... Son ventre Issaq, ses rondeurs Somali, sa bouche en tutti quanti... Et j'aime la combler tant et tant que cela me laisse rêveur.
Je suis là et je n'y suis plus... Entre Niaké et Goto, je crêve un peu moins de châleur quand je galopine... Mais ça risque de changer bienasseztôt
Toujours pas installé, je continue à briquer mon Teck.
De bric, de broc et de crocs (quelques neurones à adopter). Que le grand Cric me croque !
Pas plus sympathique qu'auparavant : pour vous en convaincre, plus de tophes et plus de textes vengeurs sur http://www.flickr.com/photos/86778817@N00/
Accroc aux puddle-pool, aux grands (et petits) fauves et à la Tusker Cervoise Lancelot malt... Avec le panthéismealon (de Pierrot le fou) en ligne de mire.
Putain de cible !
Evidemment tout ici est sous contrat de protection CC même si j'arrive désormais à m'en passer et cela va le rester...
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« Notre politique étrangère est placée sous le signe de l'improvisation et d'impulsions successives, qui s'expliquent souvent par des considérations de politique intérieure. » Il ne s’agit pas là de la charge d’un quelconque ténor de l’opposition. Cette formule lapidaire est l’œuvre d’un groupe de diplomates anonymes*, dans les colonnes d’un grand quotidien.
Et pourtant… de sondages et enquêtes d’opinion, il est un domaine où le bilan du candidat-Président est peu décrié, celui des affaires internationales. Les journaux télévisés se sont bien gardés de critiquer trop ouvertement le Président de la République, comme si les affaires étrangères, « domaine réservé de l’Elysée » prémunissaient contre toutes atteintes extérieures
Il est vrai que les choses avaient bien commencé. En juillet 2008, la France inaugurait une Présidence française de l’Union Européenne que de nombreux gouvernements des Etats membres de la Communauté Européenne mais également les Américains, saluèrent comme un modèle de dynamisme et de consensus. Autre exemple, même s’il est bien tôt pour en tirer des conclusions définitives, le rôle que la France a pu jouer en Libye ou dans le règlement de la crise ivoirienne est vécu par nos concitoyens comme un succès personnel du candidat-Président en exercice.
Hélas pour ces quelques apparents succès, que d’impairs tout au long de ce mandat présidentiel !
Oubliée la crise ouverte entre le Président de la République française et la Commission Européenne en octobre 2010 sur la question des Roms. Renvoyée aux oubliettes de l’histoire, l’ingérence du chef de l’Etat dans les affaires mexicaines : le candidat-Président a pourtant réussi à transformer un fait divers (qu’on aurait pu traiter plus discrètement) en un raté diplomatique de toute première beauté. La tension entre les autorités des deux pays a finalement abouti à l’annulation de la majorité des manifestations culturelles prévues dans le cadre de l’année du Mexique en France. Et que dire des maladresses de ses Ministres, des outrances d’un de ses Ambassadeurs lors de la révolution tunisienne ? Plus près de nous encore, il y a à peine quelques mois, les tensions diplomatiques sont montées d’un cran entre la France et l’Uruguay. Avec sa prudence naturelle, le chef de l’Etat a aimablement qualifié ce petit pays d’Amérique du Sud de « Paradis fiscal à mettre au ban de la communauté internationale**». La réponse du berger à la bergère n’a pas tardé. Un éditorialiste uruguayen évoquant pour l’occasion une véritable «déclaration de guerre» de la France contre un «petit bout de terre où vivent trois millions d’habitants».
L’hôte de L’Elysée a un besoin maladif de « méchants identifiables ». La « figure de l’ennemi » visant à rassembler une population autour de son chef, est une pratique politique ancienne. Avec des succès contrastés, nombreux sont les hommes politiques, notamment aux extrêmes de l’échiquier, qui use la ficelle jusqu’à la corde. Pour autant, il ne fait guère de doute que l’actuel locataire de l’Elysée est celui des Présidents français qui y a eu le plus largement recours. Lui et son maître des basses œuvres, Claude Guéant, l’ont étrenné avec des fortunes diverses à l’intérieur du territoire (Gens du voyage, étrangers en situation irrégulière, jeunes des cités, « fraudeurs étrangers ») avant d’en populariser la pratique à l’extérieur (Gbagbo en Côte d’Ivoire, Kadhafi en Libye, les Islamistes ultra en Tunisie et en Egypte, etc.). De préférence, les boucs émissaires sont soit faibles soit spontanément détestables.
Cette façon populiste d’imaginer les relations internationales, disqualifie à plus ou moins long terme, la parole d’une diplomatie plus complexe. Dès lors que l’Elysée a décidé, en direct et sans filet, de piloter les grandes affaires du monde, le rôle des ambassadeurs a pu être tenu pour quantité négligeable. Cela tombe bien, le candidat-Président n’aime pas les diplomates et le leur a signifié à maintes reprises. Ce mépris s’est accompagné d’une reprise en main magistralement exécutée par l’ancien locataire du Quai d’Orsay, M. Bernard Kouchner : le Ministère des Affaires Etrangères et Européennes a été lentement dépossédé de son rôle de veille. Et ses agents, légataires d’un domaine régalien, se sont transformés en des exécuteurs passifs des volontés du Prince.
Il y avait des signes annonciateurs du désastre. Dès juillet 2010, deux anciens Ministres des affaires étrangères, Hubert Védrine et Alain Juppé dénonçaient dans les colonnes du Monde un affaiblissement sans précédent du Quai d’Orsay. Ils pointaient notamment les conséquences désastreuses de la Revue Générale des Politiques Publiques (RGPP) sur le réseau diplomatique et culturel français. La RGPP a occasionné une réduction sans précédent des moyens humains et financiers du Ministère des Affaires Etrangères et Européennes. Alain Juppé est depuis revenu à la tête du Quai D’Orsay. Etrangement, il semble avoir omis les recommandations contenues dans sa tribune et n’a pas été en mesure de fléchir la désagrégation de son institution.
Avec un budget de fonctionnement et de moyen en baisse constante depuis cinq ans, le recours de plus en plus systématique aux emplois de court terme (contrat de deux ans maximum pour les Volontaires Internationaux, renouvelable une fois pour les cadres contractuels), des agents déprimés, le réseau diplomatique et de coopération n’est plus en mesure d’assurer ses missions les plus élémentaires.
Dans les postes diplomatiques, la suppression de nombreux Emplois Temps Pleins (plus de trois fonctionnaires ou assimilés sur quatre) conduit à des situations ubuesques. Des financements de projets décidés par le département sans assistance technique pour en assurer suivi et mise en œuvre. Des diplomates de plein exercice remplacés par des Volontaires Internationaux d’Administration. On va jusqu’à confier des missions diplomatiques à des agents du service de coopération. Sans parler des conditions de travail : ordinateurs vieillissants, connections internet défaillantes, V-SAT en panne, et personnel du chiffre en sous-effectif.
Pendant ce temps, dans tous les pays de coopération prioritaire, en particulier sur le continent africain, la Chine parade main dans la main avec les autorités nationales, programme des grands travaux, s’accapare des terres, inonde les marchés de Bamako ou de Cotonou de ses produits de médiocre qualité. Aidés par des Ambassadeurs discrets mais efficaces, les Indiens lancent des supermarchés de luxe ou des PME dynamiques dans toutes les grandes capitales émergentes. Le Brésil quant à lui, ouvre des Ambassades sur l’ensemble du continent, et privilégie une diplomatie subtile qui lui assure à terme, une excellente image en Afrique.
A l’inverse, le gouvernement français se cantonne au court terme, effets d’annonce ou formules incantatoires, davantage que dans les projets ambitieux. La diplomatie d’influence a du plomb dans l’aile. On vend des écrans de fumée à des partenaires de moins en moins dupes : un défilé néo-colonialiste sur les Champs-Elysées en point d’orgue du cinquantenaire des Indépendances (souvenez vous, il y avait là en Guest-star un dénommé Bachar El-Assad), une Union Pour la Méditerranée qui ne s’est jamais incarnée autrement que dans la communication tout azimut de son promoteur, jusqu’au sommet de Copenhague sur l’environnement dont on a jamais voulu confier la préparation à des diplomates chevronnés.
Et que penser des prétendues réussites ?
Pour l’observateur averti, l’intervention en Libye apparaît d’abord comme symptomatique d’une diplomatie hors-sol, fondée sur la vitesse de réaction, un certain opportunisme et non pas sur l'analyse ou les connaissances des experts. Quatre ans à peine auparavant, au nom de la realpolitik euro-méditerranéenne et d’un « coup de com » en faveur des infirmières bulgares, le chef de l’Etat recevait en grande pompe Kadhafi à l’Elysée. Il y a deux ans, c’était au tour du Ministre de la Coopération d’alors, ce pauvre Alain Joyandet, de représenter officiellement la France pour le 40e anniversaire de la Jamahiriya Islamia. Etrangement, les fastueuses célébrations d’alors étaient organisées par une entreprise française. Entendre ensuite un philosophe, bombardé l’espace d’un mois Ministre consort des Affaires Etrangères parler d’une « cause juste » paraît bien étonnant.
Certes, le motif d’ingérence humanitaire en Libye a bénéficié d’un relatif consensus au sein de la classe politique française, tétanisée, par les valses hésitations passées, au Rwanda comme en Bosnie. Mais que dire de sa perception dans les pays de la sous-région ? On oublie trop souvent que l’ex guide de la « Jamahiriya Islamia » a largement inondé les gouvernements africains de sa manne. De nombreux hôtels, hôpitaux, écoles, mosquées qui maillent les pays de la sous-région particulièrement en Afrique de l’Ouest et dans le Sahel le doivent à la générosité - certes intéressée - du défunt Colonel.
La France est finalement parvenue au forceps à convaincre ses puissants alliés (Etats-Unis, Grande-Bretagne) d’intervenir en Libye. Mais notre gouvernement n’a jamais su concevoir le problème libyen dans sa globalité, notamment à l’échelle sous régionale. Depuis, les chefs d’Etat voisins s’en inquiètent. Le Président malien Amadou Toumani Touré parle du printemps arabe comme « d’un hiver des plus rigoureux ». Avec le pillage des entrepôts libyens par les rebelles, c’est un flot d’armes de toutes natures qui s’est évanoui dans les maquis du Sahel. La France n’a pourtant pas accru sa coopération (en particulier militaire et policière) avec le Mali ou le Niger. Et pour cause, des incompréhensions mutuelles subsistent. La question non résolues des visas vient parasiter les enjeux politiques. Les autorités maliennes sont aussi vexées que le « droit de suite » de l’armée française n’ait pas été davantage négocié en amont. Et que dire des pseudo-barbouzes qui officiaient à Hombori, au Nord du Mali ? On se croirait dans un SAS : une diplomatie parallèle aux ordres de groupes privés. Des mercenaires du renseignement qui torpillent le travail des vrais professionnels de la DGSE et que notre gouvernement est impuissant à contenir. En attendant, deux nouveaux otages français sont retenus au Sahel par des groupes «terroristo-mafieux».
Les bandes armées qui pullulent en Mauritanie, au Niger ou au Mali multiplient des opérations audacieuses contre les intérêts et les ressortissants français dans ces pays. On évoque l’indépendance énergétique de la France et son choix d’électricité produite à partir des centrales nucléaires. Mais comment peut-on parler d’indépendance énergétique quand notre pays dépend fortement de l’uranium nigérien ? Et dans ses conditions, pourquoi la France n’aide-t-elle pas davantage le gouvernement Issoufo à sécuriser ses frontières ? A côté des partenariats militaires, n’est-on pas capable de générer des actions de coopération innovantes (emploi/formation) à destination des populations nomades, en particulier les Touaregs, aujourd’hui fortement paupérisés ?
Pour cela, encore faudrait-il que l’Aide Publique au Développement soit augmentée comme le candidat-Président en avait fait la promesse au début de son mandat. Pour cela, il faudrait que l’assiette de la Taxation sur les Transactions Financières que le candidat-Président prévoit d’instituer dès la semaine prochaine (quelle étrange et soudaine frénésie législative !) soit plus étendue, de sorte qu’elle puisse rapporter davantage que le petit milliard d’Euros envisagé. Pour cela, il faudrait expliquer que l’Aide au développement est utile à notre pays. Pas simplement d’un point de vu économique mais aussi dans l’optique de tisser des liens scientifiques, sociaux, culturels. Maintenir une présence forte et généreuse, c’est éviter que d’autres Etats, qui n’ont pas les mêmes scrupules, fassent main basse sur les ressources et les terres des plus pauvres. Cet agenda, aux atours de la prédation la plus dégueulasse, du mercantilisme le plus cynique, est désormais à l’œuvre dans la plupart des pays les moins avancés.
Il est vrai qu’avec la crise, la tendance actuelle est à l’égoïsme et au repli sur soi. Notre idée de l’Afrique est caricaturale. Dès lors, une perception ethno-centrée du monde gagne toutes les consciences repues. Attitude de la majorité qui déteint sur le cynisme de quelques ministres et les condamne à éluder la question de notre image à l’étranger. Il ne faut pas se voiler la face, notre cote de popularité à l’international s’est fortement dégradée. Dans de nombreux pays d’Afrique mais également en Amérique du Sud et en Asie, les élites ne nous aiment pas. Avec le discours de Dakar, le soutien affiché à des autocrates (Idriss Deby, Sassou N’Guesso, Paul Biya), la façon dont la France décide de façon quasi-unilatérale des interventions militaires, le candidat-Président a remplacé dans l’imaginaire des populations du Moyen-Orient et d’Afrique, la figure honnie de Georges W Bush. Une nouvelle incarnation du cow-boy de l’Occident (tendance grognard napoléonien) qui tire plus vite qu’il ne réfléchit. Il nous discrédite tant auprès des chancelleries européennes que des Etats émergents, au premier rang desquels, l’Afrique du Sud et le Brésil.
Quel gâchis quand on connaît les atouts français !
Car la France dispose d’un réseau culturel, scientifique et de développement unique au Monde : des centres de recherches (IRD, CIRAD) qui inspirent des consortiums internationaux et favorisent la promotion des élites scientifiques, des Instituts Français promoteurs à la fois de la culture française et des cultures et savoirs endogènes, jusqu’à l’Agence Française de Développement qui contribue à la modernisation des pays de Zone de Solidarité Prioritaire. Ce réseau est aujourd’hui menacé par des réformes contradictoires et par le peu d’estime que lui accordent le Président et sa majorité.
A l’image de l’AFD, enviée par les Britanniques ou les Allemands pour l’originalité de ses instruments d’intervention (subvention, prêt concessionnel, prêt non-concessionnel). Ceux-ci permettent à l’agence de faire du développement sans perdre d’argent et en favorisant dans les pays d’intervention la mise en oeuvre de grands programmes économiques, sociaux et environnementaux. Avec le départ de Jean-Michel Severino et la nomination du très peu consensuel Dov Zerah à la tête de l’AFD, adieu l’ambition et l’innovation… place aux petits calculs comptable et l’aversion pour le risque ! La vision de l’agence reste macro-économique, promouvoir les grands projets au détriment d’actions pilotes. Quant aux crédits de fonctionnements et de moyens, ils sont en baisse constante ses trois dernières années. Dès lors, l’AFD tarde à mettre en place les instruments de communication qui devrait lui assurer une meilleure visibilité et favoriser la promotion d’une France énergique et innovante dans le Monde. L’agence reste ainsi trop souvent perçue comme une banque plus qu’une agence de développement alors même qu’elle avait mené ces dernières années des programmes très novateurs.
Le réseau scientifique et universitaire français se désespère. L’inique politique des visas ordonnée par le Ministre de l’Intérieur dans tous les consulats de la planète va jusqu’à contredire les grandes lignes du projet universitaire français et la politique de promotion des élites étrangères voulue par le MAEE. Ce ne sont plus simplement des étudiants africains qui en pâtissent mais des ressortissants du Canada, de Colombie, des Etats-Unis, etc. Les Présidents d’université et des grandes écoles s’en sont émus. Des personnalités scientifiques, des artistes, des simples citoyens ont finit par lancer une initiative de parrainage d’étudiants étrangers. Le plus idiot, si on se limitait à une perspective strictement comptable, c’est qu’à la perte d’attractivité générée par cette situation s’ajoute un manque à gagner financier pour nos organismes de recherche et nos institutions universitaires. Ces derniers n’ont pourtant pas besoin de cela.
Quant à notre réseau culturel, il devrait également participer à notre diplomatie d’influence et renforcer la place de notre pays sur la scène internationale. Mais, à côté des Alliances Françaises (association de droit local) dont les plus dynamiques parviennent encore à s’autofinancer, les ex Centres Culturels Français (devenus depuis les Instituts Français) font grise mine. Le montant annuel de leur budget est toujours décidé depuis Paris. Certes, avec la dernière réforme, ils disposent en théorie d’une autonomie financière. Mais sans le sésame de Bercy pour développer des activités génératrices de revenus, leur capacité d’auto financement restera accessoire. Dès lors, la mort programmée des derniers établissements culturels deviendra la triste réalité.
Que conclure de ce bilan à l’heure où le monde est traversé par une crise identitaire, économique mais également environnementale unique dans l’histoire de l’humanité ?
D’abord que le candidat-Président et sa majorité sont comptables de la perte d’influence de la France dans le monde. Comptables de la perte de compétitivité de notre pays à l’international. Comptables de la mauvaise image de la France auprès d’un grand nombre de peuples de la planète.Tout cela, en raison d’impératifs idéologiques, d’une politique politicienne de bas étage, d’une ignorance certaine voire d’un mépris des cultures étrangères… Avec une perception sommaire des enjeux internationaux qui a guidé la politique diplomatique de l’actuel locataire de l’Elysée, notre pays s’est discrédité pour longtemps. Complicité des chaines de télévisions ? Contrevérités répétées des membres du gouvernement ? Vie quotidienne trop dégradée pour s’intéresser à l’extérieur ? Peu importe au fond… Le résultat est là : nos concitoyens ignorent largement l’inimité que nous suscitons à l’étranger et singulièrement parmi les grands émergents.
Le bilan international du candidat-Président, davantage qu’un trompe-l’œil, est un mensonge. De la poudre aux yeux… ou de perlimpinpin… jetée à la face de nos concitoyens. Voire, si l’on analyse notre diplomatie à l’aune de la place de la France dans le monde, le plus désastreux de la Ve République.
Il n’y a pas de fatalité. Ce qui a été déconstruit peut-être rattrapé par une politique sereine, ambitieuse et cohérente, cela, sans aggraver le budget de l’Etat. A condition, d’agir en concertation et en bonne intelligence avec nos partenaires, au premier rang desquels les Etats membres de l’Union Européenne, de cesser de tirer sans cesse la couverture à soi lors des sommets internationaux, de réhabiliter les promoteurs de notre coopération et de notre diplomatie, de percevoir le monde et ses enjeux dans leur globalité, sans nier les grands défis qui attendent notre pays mais sans jouer sur les éléments les plus anxiogènes qui traversent le siècle… A ces conditions seulement, la France retrouvera un sa place dans le concert des nations.
Ceci pourrait être l’ébauche d’un projet porté par un candidat conscient de l’immense tâche qui l’attend. Cela doit être la ligne du futur président de la république française dans les affaires internationales. Une présidence équilibrée d’une France réconciliée avec elle-même et avec l’étranger.
* Le groupe Marly est né à partir du café du même nom où ces diplomates avaient pris l’habitude de se réunir.
** Il est vrai qu'en la matière les petites îles de Saint-barth ou Saint-Martin (à moitié française) font figure d'exeple.
Cyrille Le Déaut (ancien adjoint du Conseiller de coopération au Kenya puis au Togo), 28 janvier 2011
Photo : enfants jouant autour de la statue du Général Louis Archinard ("pacificateur" du Soudan français) à Ségou (Mali)
Publié par Chachlik à 17:34:27 dans Soliloque. | Commentaires (3) | Permaliens
Naulleau, Zemmour, Ruquier puis les autres tarlouses d'avant sur France Inter... qu'on cesse juste de nous gaver avec cette non-vie, ces non-gens, ce tube cathodique grotesque, ces hypertextes insignes... et puis toute cette débauche de connards qui crêvent de l'envie de donner leur opinion un peu partout online.... Des chiens qui pissent... je me répète...
Merde, qu'on éteigne la télé et puis qu'on parle d'autre chose !
Qu'on dégomme l'ordi et qu'on passe à l'essentiel...
Qu'on cesse de créer du lien là où il n'est que mur des lamentations, frustrations lâchées en pâture, haines même pas symptomatiques, diahrrées ineptes, charnier de signification....
Le sens et les sens sont red def... morts... exterminés... en attente d'une hypothétique prothèse qui donnerait au genre humain un sens au gachis... Je cause de ce qu'il pourrait faire de sa cervelle...
Mort à la télé, aux réseaux sociaux, et aux marmots en devenir... surtout ceux qui vont engranger des tonnes de lignes dans les colonnes des magazine pipoles... Le bébé du miracle élyséen... j'en vomis d'avance tout entier concentré à mon dégoût prémonitoire...
Reste le cul des femmes et ce qui peut bien faire qu'on ait encore le désir d'y fourrer son nez...
Ou autre chose !
Photo : le Coati
Publié par Chachlik à 00:28:52 dans Les Imbéciles | Commentaires (6) | Permaliens
La chienne de sa vie, Pélagie, elle a braillée toutes ses minutes de pénombre contre les connards de patrons, les observateurs européens en goguette, l’opposition des bêlant braillards - 2 F-CFA de jugeote au comptoir de leur 607, au compteur du maquis Guiness… Prôôut … contre la tyrannie qui perdure, les juristes-proconsules qui s'engraissent, le Nord qui se nordise, l’Est et l’Ouest en mode siamois et même un peu le Sud qui s‘avachit… Elle a renié les Muslim en veine quiétiste, les sectes tentées techno - Eckankar ta gueule à la récrée - les Cathos en soutane de pédopsychiatres irlandais, les adventistes du 8e jour, les rombiers et de travers, les zem mi-gens mi-machine, les crétins de naguère, les branleurs de toujours, les p’tites pines quotidiennes et surtout, ces enculés de yovos, teint palot d’genre cacheton made in China qui savent rien faire d’autre que fourrer leur piètre sguègue dans la chair à pisseuses…
La couenne de son père, elle a écorché son larynx en imprécations, sorts divers et variétés nigérianes, violences borgnes, meurtres à moitié prix et même génocides larvaires… Elle a promis le couperet à une collègue de travail, l’émasculation à ce bon à rien de Ministre du Sexe, la tournante locale à cette petite pute d’Evangéline et même d‘intégrer l’armée à son couillon de demi-frère… Mais, pendant que les gaillards lui ramonait le vestibule à grand renfort de flag en gosier, elle a encore trouvé un peu de force pour rêver leur mort…
Celle-ci eut lieu quelques jours plus tard, sur la route de Baguida. Une fois n’est pas coutume, du fait d’une pénurie en caoutchouc, on n’usa pas de pneu pour l’occasion… Machette, barre-à-mine et essence conclurent cette belle journée en un cocktail barbare qui finalement n’avait rien à envier à ce qu’on peut retrouver ici et ailleurs sur cette jolie terre qui est la nôtre. Chair de pig rôtis, ça sentait, du port de pêche au supermarché Champion… Cambouis humain, goudrons sans les plumes et râles de douleurs insoutenables… En voilà de l’holocauste !
Hasard ou sorcellerie, Pélagie se trouvait pourtant là quand ses soudards ont été livrés à la foule : toujours la même histoire du voleur de poules… Elle n’en a pas retrouvé le sourire pour autant… Mais il vrai qu’en ce vaste monde les petites joies ne durent que le temps d‘un brasier…
Photo : Le Coati
Publié par Chachlik à 00:20:47 dans Les Imbéciles | Commentaires (5) | Permaliens
Arpenter les jungles primordiales, du jus de chaussette dans tes godillots Savanes, version cheap des Kickers d'antan...
Dévaler les pentes de limon gadoue, entre les lianes filiformes et les baobabs callypiges...
Nier l'exubérance de la nature à grand renfort de machette élimée, et lentement progresser vers des sommets d'hydrométrie...
Railler des pores émotifs, qui n'ont jamais compris la grande affaire des marches cagnards et des scorpions en goguette (sueur froide assurée bande de pores !)...
Barbotter, entre la mangue et le babibel, dans un océan tout-à-l'égoût, à égal distance d'un poisson sélénite et d'une rondelle lunaire de naïade en string...
Ecrabouiller malicieusement d'une vicieuse baramine les oursins exosquelettes et offrir un festin aux bulleurs chamarés alentours..
Plonger aussi profond que la mémoire le permet dans des cavernes éponymes à la recherche de corail sanglant...
Escalader des rocher savonneux, astiqués par le vigueur des vagues et une douce comptine : il était un petit navire qui s'était dé-jà fra-ca-ssé... ohé ohé...
Grimper les parois d'un fort colonial, au plus fort de la tempête, un opinel entre les dents, à la rescousse d'un fantôme de princesse...
Répandre des histoires à dormir debout, à marche forcée : des aventures improbables qui s'immiscent dans les synapses de l'homme... Lui, effondré par la torpeur ambiante...
Et puis enfin, gueuler au cocôtier des environs " je suis un homme mon frère et à la base, je te pisse à la raie"... joindre le geste à la parole avant qu'une noix dudit palmier, susceptible en diable, ne vienne s'écraser sur ta trogne d'explorateur de pacotille...
Alors Rudyard... tu seras enfin un con, mon fils...
Photo (ziguemé au Ghana) : Le coati
Publié par Chachlik à 00:12:00 dans Les Imbéciles | Commentaires (4) | Permaliens
Putain la clim. De merde ! Le coup à se choper un froid légionellose. Narine, fumante, taurine, red bull, tout ça. Noze décontenancé, polype émergeant, bien prêt pour le renfort saignement. Un nez que tu dis ? Un roc de miasmes, un pic de merde, une péninsule d’effluves nauséabonds… Tout s’y agrippe, s’y agite, y trempe, roulez flacon, passez jeunettes… parfum pas même référencé en magasin, couleur perroquet, culasse usinée made in Africa : de la bombonne de gaz, elle, le cul manufacturé dans une jupette de hyène, débordant en ses collines d’intentions bonnes ou mauvaises, mais débordant, ça c’est certain, explosant même de toute part comme un met de chair jeté en apéritif aux rascals… Le tout est forcément sanglé dans un truc qui pue le sexe à cent kilomètres à la ronde. C’est dire, mon Béninois, passé Grand Popo, le sinus serait encore titillé d’intentions plus ou moins belles.
Et puis, on ne saurait dire, on ne pourrait parier, on ne voudrait en jurer… Parce qu’entre elle et moi, il y a la rue, une vitrine, la glace qui fond sur mon palais et puis cet inutile tarin qui fait souffrir le martyr… Mais, même si on s’interloque sur le caractère définitivement « grand fossé » de l’existence, il paraît évident que depuis sa ruelle, elle feule la belle… Elle feule d’un feulement chaleureux. Comme un murmure de trucs châtiés de chatte chavirée ; enhardie la gueusette par un renfort inopiné : une sienne copine qui traverse la rue, avec pour tout bagage une sorte de rotondité siamoise… Miaoouw, miaouw, quel concert de greffières ! Un bémol, la jumelle, elle, a le popotin sculpté dans une jupette de zèbre… Cuissarde saillante, du bel ouvrage, veiné chevalin, taillé guêpe. Une sorte de body idéal de nymphette juste pubère renforcé en ses sommets par l’artillerie lourde. Du mamelon de pin-up ébène comme seule ces contrées d’Afrique savent en produire. Le téton plus large qu’une soucoupe, l’élasticité du sein naturel mieux qu’un portrait hard d’Agnès Sorel. Du sain, du parfaitement fiable, de l’imposant mais aussi du moelleux : bref de la bonne petite putain nourrit à la graine de baobab.
Graou… Miaouw… Ahooow ! Soudain, la cadence de tir s’accélère et les donzelles miment des clics et des clacs, des schmouick et des schmock… Le tout rehaussé de clins d’œil photo-volcaniques…
J’éructe : ça sert à rien un appareil photo quand vous avez ma plume ! Aussitôt, elles prennent ma plume pour une avance et leurs feules appels se font rugissements.
Depuis mon canapé frigidaire, tu verrais ma déconfiture… Pas fier, l’hippocampe… Tout le bar n’a d’yeux que pour ziguemé, avec en point d’orgue un genre de question tarabusteuse de méningite : comment petit Yovo va-t-il s’en sortir ?
Conscient de la gêne alentour, v’là ti pas que je te mime une explication digne du meilleur poisson rouge : « pardon domnizelles, au cas où vous ne l’auriez point remarqué une vitrine nous sépare, presque un aquarium. Vous disiez ? Oui, c’est ça graou, graou, oh le charivari… j’imagine que vous voulez m’entretenir des ravage du chômage. Et si vous entriez ? »
J’aurais pas dû ne serait-ce que susurrer la proposition.
Dans le restaurant-glacier, elles s’abattent, façon poules dans la cour d’un paon, mais un loufiat tout de blanc livré, leur barre le chemin… Un regard dans ma direction. Il attend une simple confirmation de mes yeux pour les foutre dehors. Les filles, malheureux, leurs armes de destruction massive se recroquevillent, s’affaissent, se meurent, comme neutralisées par l’immensité de l’injustice humaine… pauvres miniatures…
Mais, je ne donne pas au loufiat le signe qu’il attend. Il a beau me rendre une méchante grimace, je tiens ferme la barre : ces gueugnardes peuvent passer !
Mon dieu, ce que ça tire vers les aigus, les filles, parfois, quand ça elles croient tenir le bon bout… Gruaaaa ! Miaiiiii ! Ahiiiii ! Ensuite, elles ne sont pas longues à dire qu’il faudrait que je songe dare-dare (je cite de mémoire) à « leur encastrer le figuier dans un concert de ngolo ngolo sans fioriture».
J’ai déjà remarqué, ici personne ne lit. Et personne n’utilise donc les mots de notre littérature germanopratine pour causer au jour le jour. Un vrai scandale. A la place, on use et abuse d’un français oublié : gai, imagé, original, magique et utilitaire. Un français qui a su s’abstraire des contraintes et de la rigidité des académiciens. Un français qui vit et se métamorphose au gré des évolutions du monde.
Je leur ai répondu que je n’y connaissais pas grand-chose en fruits tropicaux mais que le « sans fioriture » était un truc qui me plaisait assez.
Ensuite ?
On parlera un autre jour de cette magie des contraires : la puissance du sexe né de la fusion entre le sombre et le clair, la sueur qu’elle laisse perler sur les vertèbres, et ce contact de peaux dissemblables en tant que vecteur d’un érotisme que l’Occident a rayé de sa pratique.
Et en même temps, on s’amusera plus tard des fantasmes qu’un nez défaillant, une petite jupe en peau d’hyène et une clim hors d’usage génèrent dans l’imagination…
Photo (petits culs de vierges Kabye à Aného, Togo) : Le coati
Publié par Chachlik à 18:29:04 dans Q.... Histoire de... | Commentaires (4) | Permaliens
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