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J'aime ????
J'aime D..., avec un grand A et j'aime ses lèvres et ses yeux et ses fesses... Son ventre Issaq, ses rondeurs Somali, sa bouche en tutti quanti... Et j'aime la combler tant et tant que cela me laisse rêveur.
Je suis là et je n'y suis plus... Entre Niaké et Goto, je crêve un peu moins de châleur quand je galopine... Mais ça risque de changer bienasseztôt
Toujours pas installé, je continue à briquer mon Teck.
De bric, de broc et de crocs (quelques neurones à adopter). Que le grand Cric me croque !
Pas plus sympathique qu'auparavant : pour vous en convaincre, plus de tophes et plus de textes vengeurs sur http://www.flickr.com/photos/86778817@N00/
Accroc aux puddle-pool, aux grands (et petits) fauves et à la Tusker Cervoise Lancelot malt... Avec le panthéismealon (de Pierrot le fou) en ligne de mire.
Putain de cible !
Evidemment tout ici est sous contrat de protection CC même si j'arrive désormais à m'en passer et cela va le rester...
Cette création est mise à disposition sous un contrat Creative Commons.
Oui foutrecouille, il est temps de passer à une autre histoire.
Médusées, spongieuses, répugnantes, criardes... Rien à bamboulater... Mais je jure sur la loupe zébrés de mes deux Dieux préférés Hassel Blad et Ma Mamiya : vous allez en bouffer de la gélatine avariée, de la tophe repoussante, de la soupâsse de néophyte du nitrate d'argent.
Le Coati est mort vite Le Coati
Photo (en argentique de nouveau donc indeed) : Le Coati
Publié par Chachlik à 01:45:14 dans Les Grandes oeuvres de l'Humanité | Commentaires (5) | Permaliens
On dira que j'en ai un peu ma claque de la Somalie et de ses ritournelles...
On dira qu'El Nino, la pauvreté et puis Soutine ne font pas bon ménage...
On dira que les carcasses s'ammoncellent dans mon désespoir...
On dira que la sécheresse de mes yeux a détruit les signes de vie alentours...
On dira que mon impuissance n'aime pas les désastres du réchauffement climatique...
On dira que je n'en ai pas finit du pays qui m'accueille mais que j'en ai épuisé les agacements...
On dira que je suis plus patient avec la Femme qu'avec le charme des exotismes...
Mais, on dira que je n'ai pas encore envie de rentrer en France...
Alors va pour le Togo... Il devrait bien y avoir dans ce confetti de francophonie un truc qui déclenche en elle l'envie d'être mère.
Bob rempile donc... Pour trois ans...
Sans regret, sans remord... Avec des parcelles de nouvelles en guise d'éventail.
Photo (désastre humanitaire en cours dans le delta de la Tana river) : Le Coati
Publié par Chachlik à 01:16:56 dans Sans nouvelle de Bob | Commentaires (5) | Permaliens
Les voeux sincères :
Meilleurs voeux aux pirates somaliens... qu'en 2009, la chasse au super-tanker leur soit encore plus florissante qu'en 2009.
Meilleurs voeux au Hamas... L'enfer israélien est forcément pavé de mauvaises intentions... Mais qui finira au mur des lamentations ?
Les voeux en demi-teinte :
Meilleurs voeux à Raul et Fidel, santé et longévité surtout... Le communisme, rénové ou archétypique suivra.
Meilleurs voeux aux maoïstes, aux anarchistes, aux trotskistes... et aux tankistes de King Jong Il.
Les voeux cyniques :
Meilleurs voeux à toi, Comrade Bob... Tiens bon fripouille, les pays d'Occidents sont des enflures mais tu te prépares à leur ravir la palme de l'indigence
Meilleurs voeux aux banquiers, aux suceurs de moelle et à la réserve fédérale yankee...
A nos amis les bêtes :
Meilleurs voeux aux mygales, aux scorpions, aux ténias, aux cancrelats, aux tsé tsé, aux anophèles, au virus Ebola... Et meilleurs voeux à Nicolas
Le souhait de l'année :
Ne soyons pas réalistes, ni utopistes.. ne demandons pas l'impossible, cela n'arrivera jamais... En 2009, soyons cons !
Tiens, j'ai l'humeur à la gaudriole à cette heure...
Photo : Le Coati
Publié par Chachlik à 21:27:08 dans Yalors là, c'est drôle | Commentaires (5) | Permaliens
Longtemps pourtant j'ai cru à son pouvoir.
Tiens, si je me souviens bien. J'avais 4 ans à peine. J'étais un garçonnet peureux en vacance au Portugal post-Salazar avec papa, maman, tonton, tata... Et puis, dans un de ces coins de l'Algarve v'là ti pas qu'on s'arrête devant un tas d'os de 8 millions d'années sous un aquarium de verre et que ma mère explique d'un ton par trop doctoral : « lui, c'était un enfant comme toi, c'était ton ancêtre et il est mort».
Sûr, ça sent pas encore le souffre mais ça questionne.
Beaucoup plus tard, période fin des acnés purulentes... Nancy... Bourgeoisie. Centre ville. Fac de Droit. Deuxième session du module d'économie politique. Le gros poussah pousse un gros pet sulfureux en même temps que sa gomme au coin de la table. Elle choit. Le signe vicieux que ce goret m'a gratifié d'un zéro éliminatoire, le deuxième en deux ans et l'assurance de tripler ma première année de Droit.
Là, ça pue la mort et ça énerve... Bizarrement, c'est ce jour-là que j'ai définitivement cessé de croire en Dieu, pas à cause du Droit, j'ai fait Histoire et c'est tant mieux, à cause de l'odeur, littéralement nauséabonde... la preuve par la sailli verbale qui m'est spontanément venue en sortant dans le couloir "c'est pas Dieu permit de puer pareil !".
Paname. Vie d'adulte, appart à Gambetta, période en demie teinte... Métro boulot dodo. La sonnerie sur le portable. Oui c'est important. Je la retrouve dans une brasserie insipide du 7e arrondissement. Une table ronde, l'odeur des gitanes maïs. L'horreur totale. En face de moi, ma femme, dans quelques secondes, elle sera mon ex. Solennelle, ça elle sait faire, elle m'annonce que c'est finit : elle veut divorcer... Je crois que les larmes, la détresse et le désir d'en finir me submergent aussi sec... Douché comme du goémon une marée d'équinoxe... Je me retourne, on dirait aujourd'hui machinalement, et là en face de moi à cinq pas, au comptoir, il y a Judith. Judith n'est pas Lilith... C'est juste la seule autre fille à l'exception de cette femme qui va devenir mon ex, la seule alors jamais aimé de ma vie d'homme... La seule aussi que j'ai vraiment quitté comme un saligaud, quatre ans auparavant sans jamais jamais la revoir.
Qu'est-ce qu'elle foutait-là ? Et pourquoi ce jour précis ? Honnêtement, je n'en sais foutre rien mais ça me hante toujours... Et dans mon souvenir, il me semble encore aujourd'hui qu'à cet instant, elle ricanait doucement à contempler ma déconfiture... ça ne sentait plus rien que l'odeur des frites mais assurément le Diable alentour hurlait de joie.
Seulement voilà... depuis ce dernier évènement, plus rien.
Pourtant, je suis en Afrique et l'Afrique question horreur, c'est assez infernal au quotidien...
Certes, je vis des moments diaboliques... Mais rien qui ne dénote à coup sûr la présence du malin.
Alors, je me cantonne à des petits signes.
Séminaire à Arusha autour du TPIR, les crimes pour le Rwanda qu'on s'exonère à compte-à-rebours, contribution citoyenne sur la mauvaise conscience européenne... Combien de millions d'Euros déjà pour juger un tortionnaire ? 16 millions par accusé me suggère une petite fée clochette en maraude... Même au kilo, ça fait cher le génocidaire...
Mais c'est bath le TPIR... ça donne des petits airs d'Amérique à une bourgade d'Afrique. Et puis, mes étudiants sont ravis... On ne va pas les décevoir. Pour l'instant, ils assistent au théâtre de marionnettes en même temps qu'ils acquièrent des techniques en sciences sociales... Le soir dans nos bungalow, à l'ombre du Mont Méru, sous le haut-patronage d'une Kilimandjaro, des sommets d'alcool en renfort de nos velléités d'alpinistes, on rit de nos erreurs, on se bâfre, on se l'a raconte, putain dire qu'on a failli faire une faute d'interprétation dans l'entretien biographique... Le lendemain, on s'en branle, parce que dans vingt-et-une chambrées, c'est la débandade des culs gosiers, le dilemme des transit... ça chiasse et ça dégueule de partout...
Un mauvais virus, ch'ais pas j'imagine une sorte de crabe en miniature, inconnu au bataillon des armes létales mais terriblement efficace dans le domaine plus conventionnel des stratégies incapacitantes.
Dire que j'ai ignoré l'ampleur du drame : rentré 24 heures avant les autres, j'ai éprouvé le privilège solitaire d'un tête-à-queue avec mes chiottes... Et puis, j'ai tellement flippé d'avoir enfin chopé une bonne maladie mortelle que j'ai un peu forcé la main d'un taxi pour qu'il rallume le flambeau éteint de Nikki Lauda en route vers l'Aga Khan Hospital. Résultat prévisible, ah, l'accident de bagnole... Bring Brang, le rêve guimbarde... Même si cette taule n'est pas la mienne ni les diables en ces lieux païens intéressés par mon âme : le chauffeur y a laissé sa couenne. Moi, on m'a découpé la peau au chalumeau et désincarcéré indemne avec une terrible brûlure au premier degré d'au moins 3 cm de longueur sur l'avant bras...
Qu'est-ce que tu veux, c'est ça l'Afrique... C'est terrible. Terriblement banal, rien qui n'existe pas déjà dans la vie réelle.
Et je ne parle même pas des sueurs froides que me causent la surveillance quotidienne de ma mousmée, déclarée par quelques ganaches nationzunisées « plus belle plante du patelin »... Tiens, l'autre jour, j'allais un peu mieux mais j'en fus quitte pour quelques frayeurs quand je reçu ce SMS ami mais curieusement anonyme... Le texto me déclarait tout de go et dans la langue de Shakespeare : « et si je te disais que ta bombasse est en ce moment même en train de se taper mon pote qui est aussi son ex, tu dirais quoi ? »
Là, la trouille m'a saisi je l'admets... ça m'a fait pareil que le Haka des Néo-Zélandais avant leurs matchs contre la France... Avec une infinie tendresse, j'ai regardé le visage de ma femme qui dépassait de la couette. Elle s'est levée et dirigée vers la salle de bain. Je l'ai suivi et j'ai soupiré...
Le soupir évacué, je suis quand même tenté de répondre à l'amical corvidé sur un mode préventif : « s'il s'avérait que cette information soit bonne, je dirais que ton pauvre pote qui est aussi son ex a dès lors toutes les chances de se choper cette saloperie de virus d'Arusha. Virus dont la virulence ne cesse de m'étonner si j'en conclus par l'état déplorable de ma moitié à l'heure où toi, ami anonyme, tu m'adresses ce message. En effet, il semble établit que le virus d'Arusha a bel et bien franchit la frontière tanzano-kenyane et, qu'en m'utilisant comme hôte intermédiaire, il a désormais provisoirement vaincu les barrières immunitaires de « ma bombasse », du moins si j'en juge par le flot discontinu d'humeurs qu'elle rend à cette minute aux conduits d'évacuations nairobiens ».
Trouvant le SMS un peu long, j'ai finalement opté pour un « va te faire foutre en Ossétie du Sud » totalement hors de propos mais assez éloquent pour décourager l'ami de venir nous rendre visite pendant l'épidémie.
Ces quelques exemples pour vous démontrer que si le Diable se mêle encore de ma vie c'est un Démon mineur. Au final je n'ai plus rien à gagner à croire en lui.
Oui et tout cela ne m'aide pas. Dés lors que j'ai admis que ni Dieu ni à fortiori Diable n'avaient à voir dans cette affaire, tandis que tout un chacun ici me déclare vivre un enfer, il me reste à établir une définition de l'enfer.
C'est quoi d'ailleurs au juste l'enfer ?
Les autres ? Répartie facile d'un champion de faction, questionné par un clone de présentateur télé.
Une fois que je me suis désengagé des yeux charbons braises des mômes abonnés à l'héraldite, des réunions fleuve que mon boss nous concocte les mercredis en matinée ou de l'hésitation qui me taraude quand j'hésite entre te soigner, mon amour ou boire un verre, un dernier verre, c'est juré, mon amour, avec des amis, des vrais de vrais... Une fois que j'ai fait le tour de ce qui est effectivement atroce, il faut bien admettre que ma définition de l'enfer bat de l'aile.
Là-bas en Somalie, un attentat grenade déchire quelques entrailles.
Ici rien. Il fait chaud, je déguste un jus d'ananas.
L'enfer est là, entre les lignes.
Si au moins, je pouvais rêver d'un attentat d'ananas au moment où je déguste mon jus de grenade.
Photo : Le Coati
Publié par Chachlik à 18:55:55 dans Animaux du monde | Commentaires (8) | Permaliens
J'suis fou de toi...
Malade transi... Ta peau toute veloutée, ton teint rougissant, tes imperfections, tes formes tardives et puis cet érotisme rare que tu laisses dans ma tête. Plaisir des yeux, plaisir des sens. Je ne me lasse pas de t'admirer.
Pourtant, ici au Kenya, tu es loin du calibrage parfait des apparences européennes ou américaines... Couvert de saletés diverses, le pennage dépenaillé, les courbes rebutantes, on ne peut pas dire que l'harmonie soit ton fort. L'Afrique est ton berceau, ta terre nourricière, ta misère quotidienne, avec tous le cortège des stéréotypes que tu bringuebales dans tes malles...
Les esthètes d'Europe ne t'accorderaient pas un regard. Mais, pour le goût que tu me transmets dans la bouche, le goût suave, le goût piquant, le goût croquant, legs ancien des civilisations passées, celles qui ont glorifié tes fanes souillées ou ta longitude parfaite, je veux te le réaffirmer, avec toute la solennité requise par l'instant :
Radis je t'aime !
Photo : Le Coati
Publié par Chachlik à 14:12:10 dans Fleurs vénéneuses | Commentaires (5) | Permaliens
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